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People make Glasgow

Christophe Bruynix

24 juin 2018 | 0 commentaires

Glasgow, capitale économique de l’Ecosse, a bien choisi son slogan. Meurtrie par la désindustrialisation qui a délabré son architecture pharaonique, la ville abrite une population volontariste qui la fait irradier de créativité et d’énergie positive.

Et cette énergie est bien nécessaire. Deux jours après notre visite, la Glasgow School of Art et quelques bâtiments avoisinants ont été ravagés par les flammes. Le bâtiment historique de l’Ecole, le Mackintosh, avait déjà brûlé en 2014 et sa restauration était presque achevée. Des millions de Livres Sterling de la communauté investis en pure perte, un bâtiment historique définitivement détruit, des années d’efforts gâchées et une nouvelle balafre urbaine. J’ai suivi l’actualité avec admiration pour la population qui encaissait le choc avec un mélange de gravité et d’espoir pour la suite.

“It’s dreadful to think what Glasgow might be like without it. It drives the creative community, the epicentre of what makes Glasgow a really beautiful, buzzing, creative place to be.”

Tributes to the School of Art – The Guardian

Je le dis avec affection : la ville est juste moche. Des rêves industriels du 19ème et du début du 20ème siècles, il reste une structure de capitale d’empire qui n’a plus lieu d’être, des immeubles trop grands à moitié désaffectés, des friches industrielles, des expérimentations architecturales dépareillées et des autoroutes urbaines. Mais ce n’est que la surface: dès qu’on entre dans les bâtiments et qu’on se mêle à la population, l’impression change radicalement en bien.

De plus, il faut bien reconnaître que cette décrépitude habitée est diablement photogénique.

People Make Glasgow est le slogan de la ville et c’est bien la première fois que je vois une opération marketing publique qui colle si bien à la réalité. Ici, les gens sont formidables.

Nous n’avions pas prévu de visite systématique des lieux touristiques. Armés de notre appareil-photo nous avons décidé de ne remplir que deux objectifs : voir la nécropole qui domine la ville (parce que pourquoi pas) et chasser le street art, notamment la célèbre Glasgow Mural Trail. Pour le reste, nous nous sommes laissés porter par l’envie du moment.

Désolé de ne pas avoir créé le plan exact moi-même, il est franchement long à assembler. Mais je vous invite à consulter la carte de la GMT sur le site officiel de l’oeuvre.

 

Les rues m'ont fait penser à New-York ou Detroit comme on les voyait dans les films des années '70. J'ai essayé de retrouver leur esthétique (tons ocres, grain marqué) dans le traitement de mes photos.

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