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Une histoire de trois villes

Christophe Bruynix

7 octobre 2018 |

Hong-Kong, Singapour, Macao: trois expériences très intenses, même si très différentes. Dans les semaines à venir, je vais m’atteler à la tâche herculéenne de tirer les enseignements de ces 16 jours de voyage. Mais d’abord, une petite introduction sur ces trois villes incroyables.

Cela faisait plusieurs années que nous espérions retourner en Asie. Notre dernier voyage à Tokyo datait de 2010 et l’envie de poursuivre l’exploration du Pacifique a régulièrement été frustrée par… bah, la vie: les sous, le travail, les obligations… Hong Kong était la destination évidente. Macao, qui n’est qu’à 60km de Hong Kong, semblait être un bon choix de city-trip d’une journée qui permettait en plus de dire “j’ai été en Chine, moi Monsieur”. Et Celle que j’aime a ajouté Singapour à laquelle je ne pensais même pas.

Ayant déjà fait deux voyages au Japon et un en Thaïlande, je me sentais assez bien armé pour affronter ces villes de l’extrême (monde, bruit, pollution, climat politique). J’avais établi une échelle de difficulté allant de Bangkok (la plus difficile/désagréable) à Kyoto (la plus facile/agréable), et j’imaginais que nos trois destinations se situeraient au même niveau que Tokyo. Et bien non. Si Hong Kong était pile-poil dans les attentes, Macao et Singapour m’ont surpris, chacune à sa manière.

Mon classement affectif des villes asiatiques : 

  1. Kyoto
  2. Singapour
  3. Tokyo
  4. Hong-Kong
  5. Chiang Mai
  6. Macao
  7. Bangkok

Hong Kong

Mon rêve de toujours et le coeur de notre voyage. Moi qui ai mangé du cinéma de Hong Kong pendant toute ma vie de jeune adulte, je voulais photographier les lieux des productions de Tsui Hark et des comédies de Jackie Chan. Je n’ai pas été déçu. Hong Kong est une ville dingue et fascinante. Oui, il y a trop de bruit, trop de monde, trop de voitures, trop de luxe, trop de travaux, trop de pentes, trop d’immeubles, trop de chaleur, trop d’ouragans. Mais quelle mine d’or photographique !

Central – le centre historique en bord de mer sur l’île de Hong Kong. Sur l’île, la ville s’étend en hauteur sur la montagne. En face, sur le continent, elle s’étale sur la péninsule de Kowloon et les “nouveaux territoires” comme on disait du temps des Britanniques.

Singapour

Je ne connaissais pas et je n’avais aucune attente. J’ai découvert un gigantesque Sim City. Singapour est une ville-état parfaite où tout est propre, bien rangé, harmonieux, silencieux (un très grand contraste avec nos autres destinations), éco-responsable, multi-culturel. Une perfection dont on peut s’accommoder sans se poser de question. Moi je ne sais toujours pas où me situer face à ce régime qui produit une société dont j’apprécie le résultat, mais dont j’ai du mal à accepter la manière autoritaire (sensible, même mise en forme dans des messages mignons). Au niveau photo, j’ai apprécié les Gardens by the Bay et les quartiers populaires. La ville-même de verre et d’acier a moins accroché mon objectif.

Singapour est fait de verre et d’acier, mais conserve des îlots architecturaux qui rappellent soit le passé de la ville, soit le style des nombreuses communautés qui constituent la cité-état. Ici, Emerald Hill, une rue à l’ancienne habitée par une population (très) aisée.

Macao

L’endroit le plus photogénique de notre voyage et aussi le plus éprouvant. Macao c’est trois villes distincte: un centre historique portugais calqué sur Lisbonne, une banlieue immense et délabrée, et un Las Vegas chinois. On est en grand écart politique et économique permanent et il est difficile de ne pas se poser de question dans une des villes les plus inégalitaires du monde. De plus, Macao est à l’exact opposé de Singapour: son développement économique est violent, destructeur et polluant. J’en ai ramené certaines de mes meilleures photos qui séduisent les yeux autant qu’elles me font mal au coeur.

Les trottoirs et les magasins ouverts sur la rue typiques des origines portugaises de la ville. Ici toutes les indications sont bilingues portugais-chinois, mais la population parle essentiellement le chinois (même pas l’anglais).

Dans les semaines qui vont suivre, je publierai une série d’articles illustrée par une sélection extraites des 1600 photos que j’ai conservées (j’en ai pris 4000 !).

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